Algunos meses en España

Comme quoi, tout arrive...

14 novembre 2007

Ojo, noticias...

Vendredi 19 Octobre

On est sorties Vale et moi à minuit et demie (l'heure normale quoi...) on a rejoint Lucie, Daima, Jaime et Omar à l’appart de Lucie. Omar nous a gentiment offert de l’absinthe à Vale et moi, je défendais l’honneur des françaises (et des entraînements de rugby) donc j’ai tout bu et mis à part le fait que ça réchauffe immédiatement, que c’est dégueulasse et qu’on dirait de l’alcool pur, ça fait rien du tout. Ou peut être juste sentir tout son œsophage pendant 5mn et avoir l’impression d’être un chauffage ambulant-génération-ça-se-sent-à-l'intérieur-et-ça-se-voit-à-l'extérieur. Faut dire, avec les plâtrées de pâtes qu’on mange (jajaja…), il nous en faudra plus pour finir mal. Donc voilà, cette fois Omar a essayé de choper Vale qui insistait en disant qu’elle était casée et qui me suppliait de l’aider à s’en débarrasser. Lucie était encore bien joyeuse, Omar était pire et la palme de la soirée lui revient avec le « hé Vale, es una tienda de Italia » en montrant un magasin qui s’appelait « Viena ». Donc on lui explique gentiment que c’est pas trop en Italie Vienne, et là il se met à rire et finit par s’étaler sur le trottoir. Donc fou rire général avant de continuer jusqu’aux pubs de la dernière fois. Passage éclair dans le 1er pour retourner au 2e où ils passent de la musique des années 80. Et c’était super sympa, fallait y être pour le voir, na !

Instauration ce soir là des défis, le mien étant de demander un numéro à un bel espagnol avant de rentrer, sinon Daima pouvait me donner une baffe. Résultat pas de beaux gosses qui traînent et en sortant du pub à 4h du mat, je me suis précipitée sur le 1er mec tout seul dans la rue et je lui ai expliqué le jeu, il était pas vraiment mignon ni espagnol puisque c’était un argentin, mais j’avais gagné, c’est le principal. S’en est suivi une pause sandwich à 4h30 pour Jaime puis pour Valentina et moi.

Le must de la soirée, c’est quand une amie de Jaime nous parle de son mec et que 10mn après, un mec se jette dans mes bras puis dans ceux de Vale et que la copine se ramène et dit « c’est mon mec ». Aaaaah, d’accord…

Samedi 20, on a passé la journée à faire du shopping, inefficacement pour ma part. Ah si, on a quand même déniché le nutella, du coup on en a toutes acheté un pot…

Dimanche 28, on a été Vale et moi, plaza de America pour voir en direct la fin du grand prix du Brésil de F1, où ils étaient tous dingues. Y’avait des affiches un peu partout avec des « Alonso t’es toujours le meilleur, c’est eux les méchants » et autres subtilités. Ils étaient tous dingues, chantaient des trucs comme « MuchAlonso » et étaient tous habillés de drapeau asturiens ou de maillot d’Alonso. Un moment, comme ça, tout le monde applaudi, et là c’est le drame. Enfin non, on se demande juste pourquoi, parce que le 1er est arrivé et que c’est pas Alonso. Et là on comprend : ils sont contents parce que c’est pas Hamilton qui gagne. D’accord, faut suivre hein…

Bref, après y’a eu du blabla d’Alonso et compagnie qu’on a pas pu comprendre tellement les filles hurlaient, on a pas compris s’il a finit 2e ou 3e de la saison et on a pas compris non plus pourquoi les gens se jetaient dans la fontaine… Sinon, y’a eu la fête avec DJ offert jusqu’à très tard, on a eu droit à de la musique pas trop mal après les hymnes asturiens et espagnols (je crois!) et ma prof d’espagnol a dit le lendemain que c’était la 1ere fois que des gens se jetaient dans la fameuse fontaine alors que la personne qu’ils supportaient n’avait pas gagné. Pays de fou !

Le vendredi suivant, on a fait un repas dans mon appart avec mes colocs et mes 3 français préférés (Daima, Jérémy et Lucie) où les italiennes nous ont fait des supers pâtes carbonara, et on a eu le droit aux croustillantes révélations de jérémy sur sa chienne qui le voit nu en sortant de sa salle de bain…

Le samedi 27, Claire est arrivée donc j’ai été la chercher à l’aéroport. En revenant à Oviedo, j’ai fait la mise au point sur qui-est-qui, avec mes commentaires plus ou moins gentils en prime. Après le déposage de bagages et la mise à sa place de la voiture, on a eu le temps d’aller shopper et la carte bleue a bien flambé pour ma part…

Le dimanche, on a été manger dans le même bar à tapas que quand y’avait ma mère, mais cette fois les piments arrachaient pour certains, le jeu étant de les éviter…

Le lundi j’ai eu mon test d’espagnol donc obligation d’aller en cours pendant que Claire faisait encore du shopping ;) (félicitations pour ne pas t’être perdue d’ailleurs !!)

Le jeudi, on a été à Covadonga avec Daima, et cette fois on a eu le temps de voir les lacs et c’était magnifique, on a pique-niquer avec une vue sur le lac... On a aussi eu le temps de baver sur le fromage à Cangas de Onis et même d’aller au Mirador du Fito quelques minutes avant le coucher du soleil. Efficaces, j’vous le dis !! Et j'ai bien aimé le rêve que Daima avait fait la nuit d'avant... Hop hop hop...

Le mercredi soir, (je sais c'est pas dans l'ordre! gnagnagna) on est sorties à la sidreria avec Daima, Lucie, Omar, Jeremy et Jaime mais on est pas rester tard car certains étaient fatigués...

Le mardi, on a été à Gijon et cette fois on a trouvé des choses à faire: Regarder les surfeurs, prendre des photos, et monter jusqu’au point de vue. Les parents des italiennes sont arrivés et on a eu droit aux repas hypers-familiaux qui durent 3 heures où on comprend rien du tout…

Donc voilà, j'espère qu'Oviedo t'as plu Claire, que t'as amélioré ton espagnol (si si, tu sais rire maintenant!! Et puis le "ça veut dire quoi, joder?" était vraiment marrant!) et maintenant tu sais qui est untel(le) quand j'en parle. Finalement y'aura que l'absinthe qu'on aura pas réussi trouvé! Merci d'être venue ;)

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21 octobre 2007

Puerta, y lo que opinen de nosotros

Je suis sympa, je vous donne de mes nouvelles...

Petit message personnel: Bordel JB, les potins! Et, t'as chopé?

Autre message: Vous me manquez les touctoucs. Buch tu me manques, je suis même pas là pour finir avec toi les super bonnes tartes que Pilou a pas le droit de manger ;)

En plus, je suis toujours en pause sport depuis mes aventures à la piscine, où la visite guidée par Jesus et le mec qui a voulu me recruter dans son club m'ont un peu trop impressionnée. Et l'administration m'envoie toujours pas mon numéro étudiant donc je peux pas m'inscrire au volley...

Voilà, on peut commencer maintenant:

Jeudi 11, pour ne pas m’ennuyer, pour éviter de penser à l’entrainement de rugby avec les filles, parce qu’on me l’avait proposé, parce que c’était ferié le lendemain et pour toutes les raisons du monde pour lesquelles on peut faire la fête, j’ai passé la soirée avec Lucie, Daïma, Vale, Jérémy chez Lucie. Là-bas on a fait connaissance avec ses colocs Jaime et Damian, ses voisins mexicains et Omar, son voisin marocain qui parle espagnol ET français. On a commencé donc, chez Lucie dans la cuisine à jouer à "el duro". [ El duro, c’est 4 verres vides posés sur une planche en bois, des pièces de 5 centimes et le but est de taper la pièce sur la planche et elle doit rebondir dans un verre. Si on la met dans un verre, on recommence jusqu’à temps que l’on rate, et on comptabilise le nombre de pièces mises dans les verres et ce chiffre représente le nombre de verres qu’on va faire boire à qui on veut. Vale était plutôt forte à ça, je soupçonne les sardes de jouer à la même chose. Et quand on a la classe et qu’on met la pièce entre les 4 verres (c’est-à-dire comme moi) on a 4 verres à faire boire à qui on veut. Faut tout de même préciser que ce sont seulement des verres de Calimucho, et même si y’avait plus de vin que de coca, c’est pas fait pour finir par terre à chanter Bernard Lavilliers (petit clin d’œil à l’expatrié américain) ]. Bien sûr on avait pas le droit de parler français pour que tout le monde se comprenne…

Ensuite, vers minuit, on a décidé de sortir en ville et là Jérémy (petit joueur !) est rentré chez lui parce qu’il avait trop bu (on sait très bien que c’est pour ça que t’es rentré va !). En descendant en ville je discutais avec Jaime, et toutes les 2 secondes j’avais droit à « entiendes ? » ou « segura ? » ou «sabes que es este ? » et ça commençait à me fatiguer d’avoir une conversation à mi-temps avec un espagnol qui croit qu’une française n’est pas capable de comprendre une seule phrase même si elle a dit avant qu’elle comprend ce qu’il dit et que quand elle comprend pas, elle le fait savoir. Donc comme j’ignorais qu’il avait fait la même chose avec Jérémy, j’ai signalé au passage que « Jaime, tu eres muy machista » et là je suis tombée sur LA phrase à pas dire, ça l’a vexé et il ne s’en est pas remis de la soirée, j’ai eu droit ensuite à une bonne trentaine de fois « no soy machista » et des explications sur pourquoi il ne peut pas l’être un peu foireuses. Faut dire que Lucie lui avait dit la même chose le même jour, il devait commencer à douter… Bien joué Lucie, on gère! Et quand il a appelé Daïma pour lui dire « dis à stéphanie que je suis pas macho, que je demande si elle comprends parce que je peux pas savoir si elle dit oui pour se débarrasser ou si c’est vrai… » alors que j’étais à côté, que je comprenais tout, que je venais de lui dire que je comprenais pourquoi il m'avait demander, que je m’excusais pour le « machista », et que j’en avais marre de lui dire que je comprenais, je lui ai dit que j’en avais marre de lui parler. Important, savoir dire « en avoir marre » en espagnol. Pas de chance pour lui, je le savais. Incroyable, venant d’une étrangère qui ne devrait rien savoir et qui vient en Erasmus en Espagne sans savoir parler espagnol…

Non pas que je comprenne tout ce qu’on me dit, mais honnêtement c’est plus agréable de dire « j’ai pas compris » quand on veut, que de répondre « si, entiendo » tous les trois mots et de voir que l'interlocuteur a toujours un doute et t'explique ce qu'est "una profesora".

Enfin voilà , c’était une soirée sympa et les deux bars dans lesquels on a été étaient vraiment biens, même si les vieux qui y trainaient nous déshabillaient du regard…


Vendredi 12, comme c’était férié, et qu’on avait pas eu nos places pour l’excursion Erasmus à Covadonga, on s’est vengées en y allant avec ma voiture. Comme ça on est partis à 15h et pas à 9h et après la soirée de jeudi, c’était agréable de pouvoir dormir ! Donc à 15h après un tour vite fait sur mappy, Jérem, mes colocs et moi on est partis vers Cangas de Onis, à 1h d’Oviedo.

A Cangas de Onis, on a fait une razzia (tiens je demanderai ce que ça veut dire en italien…) dans les boutiques de souvenirs, on a bavé devant les magasins de fromages locaux, on a pris en photo le fameux pont qu’on voit un peu partout sur les cartes postales, et écouter en marchant un mec qui chantait devant une église. On a aussi fait une pause café pour nous réveiller après le voyage, et mon « cafe con hielo » a impressioné mes colocs. En fait ils te ramènent ton café, chaud, et un verre de glace, froid (désolée…) et tu dois vider ton café dans le verre de glace. C’est plus sympa quand il fait chaud. Ca me fait penser qu’une fois on a été dans un café à Oviedo avec mes colocs, et comme je suis française je bois mon café avec du lait (sacrilège en Italie) et le serveur qui est venu me mettre le lait a fait en sorte que ça forme un cœur (j’y retournerais pour prendre une photo…) et sur le coup on a vraiment cru que j’avais moyen de conclure avec le serveur. D’autant + qu’il ne l’a pas fait au mec de la table d’à côté. Et puis en lisant la carte on a vu la photo d’une tasse de café au lait avec le cœur et toutes nos illusions se sont envolées.

Mais revenons à l’excursion… On a poursuivi avec Covadonga, ça ressemble fortement à Lourdes : une basilique jolie de l’extérieur mais rien (à part un mariage) à l’intérieur. Puis une grotte avec une vierge plantée là on sait pas pourquoi, des gens qui allument des tas de bougies, qui carressent la robe de la vierge, qui prient… et nous, les touristes…

En redescendant, y’avait un panneau sur la route « los lagos » et on s’est dit « hé ça serait sympa d’aller voir les lacs » et là on est tombés sur LA route de montagne, avec virages et lacets plus en prime l’absence de protection au bord de la route, et donc on avait droit au vide à côté de nous. Et aux vaches qui apparaissent en plein milieu de la route. Ma petite clio a eu bien du mal à monter, pourtant c’était pas si haut (1200m je crois) et il paraît que je gère la conduite en montagne. T’inquiètes j’suis normande moi, les montagnes, la neige, ça me connait…La bonne blague c’est que le temps de monter, il faisait déjà noir et ça valait pas le coup de pousser jusqu’au lac, donc on s’est arrêtés à un point de vue pour essayer de voir entre la brume et l’obscurité, pour que Robi fasse sa pause fumeuse et que Vale respire un peu (vertige routier, ça existe !) avant de faire demi-tour. Note : Les vaches dans l’obscurité, ça devrait être interdit aux cardiaques.

Bref après ça on est rentrés et Vale et Jérémy se sont endormis à l’arrière pendant que Robi et moi on rêvait au canapé et au repas du soir…

Je proposerais peut-être à Claire d’y aller avec elle, parce que c’est pas si loin et y’a pas mal de choses à voir autour, qu’on a pas pu voir parce que 15h, c’est pas une heure pour décider de faire les touristes. Et puis y’a une espagnole qui m’a dit qu’il fallait allait pique-niquer (j’ai écrit pique aussi, je parle pas de sexe là…) au bord du lac. Bah oui, et se baigner aussi. 


Samedi 13, on a regardé France/Angleterre dans le même café que la dernière fois, cette fois il y avait aussi mes colocs, Lucie, Daïma et Omar. On a dû attendre 21h45, la fin du match de foot pour l’Euro 2008  qui était Espagne/Danemark je crois. Le chiffre 13 n’est donc pas français, et Wilkinson est l’homme à abattre pour le prochain mondial. J’ai du expliquer à mes colocs les règles du rugby, pourquoi y’a une pénalité, combien ça vaut de points, si ça leur fait mal de se jeter comme ça les uns sur les autres… Tout ça en espagnol, heureusement la plupart des mots comme melé ou ensayo ressemblent au français. On a aussi du leur dire que les anglais avaient acheté le match et que d’habitude les français jouent mieux, pour garder un peu de fierté, et on les a bien fait rire avec nos « putain de merde », parce qu’elles savent depuis un moment ce que ça veut dire. C’est l’essentiel, comme moi je sais dire « qué catzo !», je suis presque déjà italienne…

Bref, après avoir payer le mec du café et l’avoir aidé à retrouver sa télécommande, on est sortis entre français parce que mes colocs étaient fatiguées. On notera quand même que les pintes ici sont à 1,50€, mais que ce qui les remplit est absolument infame.


Jeudi 18, Vale et moi on a été à la fiesta de las parejas, une soirée Erasmus comme tout les jeudis, calle Mon comme toutes les soirées. Là-bas, on a rejoint un couple italien puis Claudia, Milena et une espagnole de leur fac dans un pub. Après avoir dansé, bu un chupito gratuit et dragué (enfin, Claudia) le videur, on est allées au pub Hook pour voir ce que donnait la soirée Erasmus. Parejas veut dire couple, et le principe c’était de retrouver son partenaire, sachant qu’on avait tous un papier avec un nom de personnage de dessin animé dessus. Alors que Vale a eu Minnie, ce qui se comprend assez bien, je suis tombée sur Caperucita, et il m’a fallu franchement bien 10mn avant de comprendre que j’étais le petit chaperon rouge et que je devais chercher le « lobo ».  Et quand je le trouve, devinez quoi… Encore un italien ! Je pense qu’ils arrivent ici par ferrys entiers… Donc voilà, on s’était trouvés donc on avait droit à quelque chose à boire, et le mec du bar nous fait « ok mais alors vous vous embrassez », et j’ai trouvé bien de dire que dans l’histoire je me fais bouffer par le loup donc je vais pas l’embrasser. Ca a marché, je suis passée à côté du pire, les italiens ne sont pas tous séduisants… Et tout ça pour avoir un shooter un peu bizarre, avec un gout de chewing gum à la menthe (Non, c’était pas un chewing gum à la menthe…). Et puis on est reparties sans avoir trouvé mickey parce que ça devenait un peu chiant, local trop petit et mecs trop lourds. En partant on a discuté avec des filles, et y’en a une je lui ai fait tout de suite « t’es française toi non ? » parce que je me suis rendue compte à quel point le R français est flagrant, faut s’en débarasser. Par contre, demandez à un espagnol/italien de faire un R français, il y arrivera pas non plus et c'est trop mignon. Sauf quand ils disent "Voulez vous coucher avec moi ce soir", en plus y'a qu'un R...

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12 octobre 2007

Semana Erasmus

Désolée pour le manque de nouvelles mais ici on a internet un peu quand ça veut bien marcher, ou plutôt quand le voisin est là. Du coup, ce même voisin doit avoir les oreilles qui sifflent entre les « por favoooor nacho » et les « nacho de mierda ».

Donc, depuis dimanche… Ici, le temps varie très souvent, on passe de 16°c avec pluie à 23°c et un soleil d’été d’un jour sur l’autre, parfois durant la même journée, ce qui rend les 10mn du matin consacrées au choix vestimentaire plus difficiles. Ceci dit, c'est pas tout à fait comme en bretagne ici, puisqu'il y a du soleil quand même!

Dimanche je suis allée en ville prendre quelques photos mais comme il a plu, je suis pas sortie longtemps. Mais promis, je mets plein de photos très vite, mais c'est long à charger.

Les cours ont -enfin- commencé mais ici les plus grosses journées, c’est 5h… Jamais cours avant 9h, jamais après 16h (sauf l’espagnol, mais ça c’est à part) autant dire que c'est le paradis par rapport à Compiègne et sa "fac" qui offre 8h à 10h de cours par jour.

Mardi 2, on a eu une réunion Erasmus l’après-midi dans le campus à l’autre bout de la ville, qui est nettement plus joli que le campus « scientifique ». A la réunion, le mec nous a dit pas mal de choses sur Oviedo, a raconté 2/3 anecdotes plus ou moins marrants et compréhensibles, et fait quelques pointes d’humour telles que « A oviedo la seule chose que tous les erasmus connaissent, c’est la place de l’escandalera, appelée par ces mêmes erasmus la place de la grosse ». On a aussi eu droit à une démo de la chorale de l’université, à un mec qui nous expliquait le sport universitaire et au « faut faire du sport ici, parce que vu ce que vous mangez et ce que vous buvez… » et à l’organisme qui s’occupe des Erasmus, l’AEGEE, qui nous a présenté un peu les sorties qu’ils organisaient. Première sortie vendredi 12 à Covadonga, mais quand on a demandé à y aller y’avait plus de place…

Le mardi soir j’ai été avec mes colocs et d’autres italiennes dans le bar de prédilection des Erasmus, où quand y’a pas autant de monde que ce soir là, la tradition est de jouer au trivial pursuit les mardis soir. Bref, c’était blindé de monde et mes fous rires de la soirée étaient en partie dûs à Claudia qui se cherchait un mec et qui allait tous les voir un par un, ou qui me commentait les mecs par des "belliiiissimo", "muy guapo" ou "beuark", ne sachant pas dire moche (feucho) en espagnol. Les mecs, une chose sur laquelle une italienne et une française n’ont aucun mal à discuter…

On a enchainé la soirée dans une espèce de boite où 3 espagnoles nous ont tenu la grappe pas mal de temps, m’est avis que certaines préféraient les femmes.

J’ai aussi eu le temps de tester la cafétéria de la fac, et comme je savais pas comment ça marche, je vais voir le mec avec mes 75 cts et lui demande un café. Après s’être bien foutu de moi comme il faut, il m’a expliqué qu’il fallait que je mette l’argent dans la machine qui allait me sortir un ticket et que je devais ensuite lui donner le ticket. Je vois mal comment le deviner toute seule, faut dire que je suis un peu limitée… Et étrangère, aussi.

Jeudi, on a testé le botellon, c’est simple il suffit de suivre tout le monde dans la rue et on arrive à une grande place où des centaines d’espagnols sont installés et déjà bourrés, avec des bouteilles de calimucho, de cidre et d'alcool un peu plus désinfectants qui jonchent le sol. Les soirs comme celui là (en fait, tous les soirs), les bars de la calle Mon distribuent des invitations pour un « chupito » gratuit, donc on en a profité, on enchainait les bars en restant quand même quelques minutes dans chaque pour digérer.

Samedi, j’ai heureusement pu voir le match de rugby et voir qu’on écrasait les Blacks, je regrette juste l’ambiance made-in-Compiègne avec mes coéquipières de rugby, parce qu’ici on était 2 à regarder, je me voyais mal sortir du bar en hurlant « ouaaaaaais on est en demi finale !  vive la France !» dans un pays où le ballon ovale représente un ballon de foot dégonflé. Le mec du bar a quand même été super sympa de changer sa chaine de télé et d’allumer son écran géant pour 2 français qui passaient par là. Pour le remercier, on y retourne samedi prochain en étant un peu + , et si possible en trouvant des anglais pour qu’il y ait un peu plus de parité dans les supporters.

A part ça, on a eu droit à la visite guidée du centre historique d’Oviedo mardi 9, un peu chiant à la fin mais j’ai découvert des rues où j’avais pas encore mis les pieds, et je suis pour la première fois rentrée dans la cathédrale qui est quand même une des choses à voir à Oviedo. Y’avait un groupe de français dans la visite, je les écoutais et c’était des commentaires comme « le matin je peux pas faire quelque chose si j’ai pas mon café » et « ah mais ouais mais carrément,t’as grave raison ». Sur le coup, je me suis dit qu’ils pouvaient être intéressants quand même, des fois. Et puis comme j’étais qu’avec des italiens, je pouvais facilement écouter discrètement ce qu’ils disaient et leurs beauferies m’ont achevée quand j’ai entendu  «Les allemands ils savent vraiment pas s’habiller » et la critique de tous les vêtements d’une pauvre erasmus allemande qui passait par là. Puis ils ont enchainé avec des « celle là a bien une tête de polonaise » ...

Mercredi, on a enfin fait le test pour les cours d’espagnol (reporté deux fois...) et j’espérais me retrouver dans un cours pas trop compliqué. Y’avait 3 niveaux : intermédiaire 1, intermédiaire 2 et avancé. Résultat je me retrouve dans le niveau avancé, avec des gens qui sont antipathiques et des mecs bilingues. Génial.

Ah et j’ai eu aussi mon 1er test en « liaison chimique et structure de la matière ». Ca n’avait rien de compliqué, mais comme je garde mes gènes de blonde même en Espagne, j’ai réussi à me dire « tiens non, ça peut pas être ça c’est trop facile » et à changer la réponse. Et je décide de faire ça sur l’exo qui compte le plus…Ca va que j’ai quand même 5,5/10, mais si j’avais su le dire je pense que j’aurais dit à ma voisine d’amphi « balance moi du 2e étage, je suis trop stupide »

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03 octobre 2007

Qué hacéis por la tarde?

Je profite d’une soirée récupération avant le jeudi soir qui promet d’être plutôt productif.

Alors a priori, aujourd’hui j’ai choisi mes UVs, alors que ça fait bien 3 ou 4 jours que je réfléchis dessus, qu’on cherche un truc intéressant, qu’on bataille pendant des heures avec l’emploi du temps… De toutes façons, j’ai pas loupé grand chose, parce que lundi y’avait pas cours. La rentrée administrative ça existe aussi ici, mais comment moi je peux le savoir, ça fait 5 mois que je suis inscrite à la fac d’Oviedo…

Du coup lundi, j’ai demandé à un espagnol de me dire où est la salle, et arrivés devant il me fait «peut-être qu’il y a pas cours aujourd’hui », soupçon qui sera confirmé à peine 1 minute plus tard par une madame du personnel qui me dit que le 1er octobre, y’a aucun cours. Et moi qui m’étais levée à 8h…

Après avoir été voir mon coordinateur qui est vraiment sympa et qui m’a dit « trabaja mucho, disfruta mas » qui signifie « travaille beaucoup, profite encore plus », je suis descendue en ville rejoindre Jérémy (mon compatriote utc) parce que le roi et la reine d’Espagne étaient de passage pour l’ouverture de la 400e année universitaire de la fac d’Oviedo.

Y’avait pas mal de monde, des policiers partout, des barrières, des journalistes, des snipers, et enfin le roi et la reine. Ils ont fait un passage éclair applaudi, ont répondu d’un signe de la main et ont été limite poussés sur la porte par les gardes du corps. Y’avait aussi un groupe de contestataires qui criait « España, mañana, será republica » et on les a retrouvés en photos le lendemain dans le 20 minutos. D’ailleurs, on est passés sur OviedoTV en arrière plan, si c’est pas la classe ça ! Ok c’est l’arrière-plan, mais c’est la 2e fois en un an que je passe à la télé, et j’étais encore en maillot de rugby ! C’est un signe, je vais finir commentatrice sportive ^^

Ce même lundi, on a été manger dans un resto/bar à tapas dans le boulevard du cidre, et hormis le fait que c’était bon, le serveur était vraiment marrant. Il nous a parlé français (l’accent espagnol est vraiment séduisant…), a plaisanté avec nous, insistait pour que le cidre soit bu en one shot même pour Jérem qui n'aime pas boire, pour qu’on mange les piments alors qu’ils arrachent (il a offert gracieusement un verre d’eau à Jérémy après le dernier piment…), et nous a même serré la main quand on est partis. On a eu de la chance parce que la serveuse avait pas l’air aimable, elle.

On a enchaîné par une aprem shopping et j’ai pu acheté mes Vans à carreaux comme tout le monde ici. Le samedi on avait déjà repéré un peu les lieux, et on avait découvert qu’une grande partie de la mode espagnole est à peu près pareil qu’en France, même si les espagnoles s’habillent de façon un peu plus courte… Mais l’autre partie de la superbe mode espagnole, c’est super kitch et on se demande comment ils peuvent sortir avec ça (chaussures de 20cm de large, pull rose fluo, lacets oranges, et un oscar particulier pour les t-shirts de mecs ignobles).Par contre j’ai trouvé des converses avec le drapeau des States et j’en suis tombée amoureuse, faut que j’aille les prendre en photo, je suis sentimentale. Si vous avez 70€à perdre…

En faisant le shopping du samedi, on a croisé Lucie et Daïma et on s’est dit qu’on allait se voir le soir, surtout parce que Lucie n’avait pas du tout envie d’aller dans sa coloc. Du coup on s’est retrouvés au Burger King, sans Daïma qu’on a pas réussi à appeler. Un peu avant on se baladait dans la ville, il devait être 19h30 pas plus, et y’avait des troupeaux de collégiens/lycéens complètement faits dans les rues, les boîtes et les bars ouverts… J’ai demandé à une espagnole qui avait l’air de savoir encore comment elle s’appelle ce qu’il se passait, et elle m’a répondu que c’est l’heure des jeunes, que après 20h les gens demandent la carte d’identité donc ils vont boire avant, et ça permet à l’Espagne d’éviter un lourd trafic de fausses cartes d’identité. Pourquoi pas.

En tout cas nous, en se baladant samedi, on a testé pour vous le Mac Donalds, le marché de fruits/fromages/poissons/charcuteries/pâtisseries qui fait grossir rien qu’en le regardant et la pause dans le parc en donnant à manger aux pigeons. Attention, cette dernière activité n’est pas recommandée. A part si vous voulez subir un assaut de pigeons affamés, avec en face de vous une petite fille qui joue avec le moyen de locomotion de son grand père cul-de-jatte.

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01 octobre 2007

para beber, para picar

Petits résumés de ma première semaine asturienne:

Lundi, avec ma mère on a mangé dans un bar/resto, où le camarero est venu nous proposer « des pâtes, de la soupe ou je sais plus quoi » puis « poulet, poisson ou tortillas » et nous, on a cru naïvement qu’on choisissait la viande et les légumes, à tort. Donc on a d’abord eu une entrée qui était des spaghettis à la sauce au bleu, PUIS du poulet pour moi et du poisson pour ma mère, tout ça servi avec une platrée de pommes de terre. Alors quand le mec est venu nous demander si on voulait un dessert (compris dans le menu), on a pas eu le courage de dire oui.



Le mardi, après avoir trouvé l’appart on a visité un peu la vieille ville, mais comme on était pas au rythme espagnol (personne ne sort avant 16h30 pour le shopping) c'était raté pour le shopping. Le soir on a mangé avec Jérémy dans un resto du Boulevard de la Cidra. On a eu droit à des assiettes énormes qu’on a pas pu finir, et ça a été notre premier cidre espagnol avec l’odeur du cidre qui trempe le sol et le serveur qui en met plein partout et qui nous demande de boire cul sec.



Mercredi,
on est parties de l’hôtel et on a emménagé dans ma coloc. Avant ça, on a été à la fac de chimie pour que je fasse valider (ou non, j’expliquerais ça plus tard) mes UVs. Comme la voiture était pleine, ma mère a attendu dedans. Résultat, 3h d’attente hyper productives... Là-bas, j’ai rencontré deux françaises en fac de droit, Lucie et Daeema. Assis à côté de moi, il y avait un autre français et au bout de 30mn où je parlais français avec mes compatriotes, il fait savoir qu’il est français. Je lui ai quand même fait remarquer qu’il aurait pu le dire avant parce que j’aurais pu etre la 1ere à dire « Le mec à côté a vraiment l'air paumé ». C’était pas le cas, mais c’est pour le principe. En fait si, j'aurais pu le dire.

Comme on avait pas envie de s'ennuyer, lorsqu'on a donné rdv au mec qui pouvait me louer une place de parking (souterrain), ma mère qui conduisait s'est trompée et a suivi un autre mec en croyant que c'était lui, et s'est retrouvée enfermée dans un parking duquel elle pouvait pas ressortir sans la clé. Il a fallut que j'explique ça au mec qui louait la place, à un autre qui rentrait en voiture dans le même parking que nous puis enfin à un motard qui avait la clé de l'autre parking et qui a pu délivrer ma mère...



Jeudi,
la veille du départ de ma mère, on a été visiter Gijon vers la fin de l’après-midi. C’est à une trentaine de minutes d’Oviedo et on aurait pu croire qu’il y a des choses à voir. Mais nous, on a juste trouvé un port hyper industrialisé, la mer avec des vagues énormes et un attroupements de surfeurs. Mais bon j’ai vu après dans un bouquin que les choses à voir, c’est des places/églises en centre ville et la plage...

Le soir on est sorties dans un bar à tapas pour manger. On a commandé « una racion de pimientos, una de queso La Peral y una de merluza ». On s’est retrouvées avec des beignets de poisson et un plat énorme de petits piments verts, c’était super bon. On a attendu le fromage en se disant que ça allait être comme le reste, et en fait ils nous ont carrément ramené le quartier de fromage (un fromage bleu espagnol) et on a pas réussi à l’achever. Là-bas, comme on était dans la partie + resto que bar, le cidre était pas servi à la main mais avec une machine automatique. Forcément, ça fait pas classe de jeter de la litière sur le parquet du resto...

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28 septembre 2007

Se Alquile Pisos

Me revoilà assise sur le canapé du salon avec la batterie branchée à l'autre bout de la pièce, toute seule parce que mes colocs sont parties pendant que je revenais de l'aéroport.

C'est vrai qu'en Espagne, ça se fait assez facilement de trouver un logement. Lundi, j'ai été dès que possible (c'est à dire tôt le matin) au bureau des relations internationales, et là après avoir attendu très longtemps, une femme a décidé de s'occuper de moi. En même temps que de deux polonaises et une italienne. Donc après avoir vérifié qu'on était bien inscrites à la fac, elle nous a donné quelques papiers (en fait, une bonne vingtaine) qui servent pour les cours d'espagnol, comment faire la carte d'étudiant, les horaires de bus...

Et puis on a eu également LA liste, la 8e merveille du monde pour les erasmus qui débarquent sans logement. On avait une bonne cinquantaine d'apparts disponibles, avec quelques caractéristiques, le prix du loyer, un numéro à contacter... Donc après avoir bu un café avec ma binôme espagnole Paloma et son copain français (!) Marc et avoir pris quelques renseignements, on a commencé à trier les apparts: une chance que les filles soient acceptées partout, parce que ça n'est pas le cas pour la gente masculine. Ceci dit, qui voudrait d'un mec chez lui? (question piège)

Après avoir éliminé les apparts qui sont partagés avec les proprios, les trop chers, trop loins... j'ai commencé à appeler. Souvent, on me répondait "Déjà occupé" ou "pas pour 5 mois" mais à force d'appeler, on trouve 2 ou 3 apparts qui sont par miracle pas encore pris. Et là on commence les visites:

1er appart: Pas trop mal situé, la chambre n'est pas exceptionnelle, y'a rien qui marche dans la cuisine (ah si pardon, le four...pratique pour le chocolat le matin) et les autres locataires sont espagnols et un des 3 est déjà prof. Il manque quand même un salon, mais sur le coup ça nous choque pas parce que c'est le premier qu'on voit.

2e appart: Là, en ressortant je me dis "si je dois passer 5 mois là, je me jette dans le lave-linge.". C'est hyper étouffant, y'a une femme bizarre qui vit déjà là et qui travaille, elle sent un truc immonde qui la rend inabordable, elle se ballade en vieux jogging dans tout l'appart. Le comble, c'est quand Paloma m'appelle pendant la visite; une fois que j'ai raccroché, la proprio me dit "quién estaba?" d'un ton assez agressif et me fait comprendre que le sexe masculin est plus qu'interdit ici. Ce qui a l'air de plaire à la femme qui vit là. Peut-être que c'était une pédophile, en tout cas on est ressorties dès qu'on a pu.

3e appart: Vraiment pas mal, avec une japonaise et une espagnole. En plus, y'a un salon cette fois, et la chambre est assez grande. Par contre, c'est pas possible d'avoir internet. C'était pas un critère de refus mais on dit qu'on va réfléchir et qu'on rappelle dans la soirée.

4e appart: Toujours pas de salon, et ça rend un peu claustrophobe; Paloma nous explique qu'en général le salon est transformé en chambre supplémentaire pour récupérer plus de loyer. En + c'est habité que par des espagnols et j'essaie de suivre le conseil de Lucie qui m'a dit de trouver avec des Erasmus si possible. Et la proprio est pas très chaude pour 5 mois, même si en partant elle a dit a Paloma "je suis fatiguée de faire visiter, si elle le veut elle peut le prendre". Donc le 3e appart était bien mieux.

En sortant du 4e, une espagnole m'appelle et commence à me parler d'un appart que j'avais appelé avant et où on devait me recontacter. Elle me dit qu'il a été repéré par 2 italiennes et qu'elles cherchent une 3e personne, qui ne parle pas un mot d'italien. Va bene, tout à fait moi. Donc elle me décrit l'appart: 2 grandes chambres et une petite, "amueblada como la casa de tus padres" donc en gros meublée comme il faut, avec un grand salon, la télé, le lave-linge, la cuisine où tout marche, une salle de bain avec baignoire... Mais l'appart, on peut pas le voir avant mardi 10h. Là, c'est le moment de réfléchir: Soit je confirme le 3e et laisse tomber l'idée de la visite du mardi, soit je prends le risque de voir celui de mardi, sachant que l'appart numéro 3 a été repéré par une autre fille. J'appelle le petit vieux et je lui dis: "demain 10h, je vous dis si je le prends".

Résultat, mardi 10h j'ai confirmé le 5e appart qui est vraiment pas mal, et où mes colocs sont plutôt sympas. Je prendrais des photos pour vous le montrer, dès que j'aurais le courage de lever mes fesses du canapé qui est plutôt confortable...

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27 septembre 2007

...Habla Espanol?...

Je profite d'un moment où le voisin est connecté pour donner des nouvelles. En effet, j'ai pas internet officiellement dans mon appart, mais une fois assise dans le canapé du salon, le réseau du voisin se capte gentillement jusqu'à moi.

Donc voilà, vous devinez que je suis en Espagne et que je me suis pas perdue entre le diesel et le sans plomb sur l'autoroute. Que dire... Déjà, Oviedo c'est plus grand que ce que je croyais. J'imaginais ça plutôt comme Compiègne, mais y'a à peu près 200 000 habitants, ce qui fait la moitié de l'agglomération de Rouen. Du coup, ça a l'air immense le 1er jour. Mais une fois qu'on a réussi à faire le tour de la ville, on se rend compte que même si y'a des côtes, l'autre côté est largement accessible.

Dimanche soir, on est arrivées à l'hôtel après 15h de route. On s'est demandé longtemps ce que signifiait les panneaux bleus avec un chiffre sur l'autoroute, et on a découvert cette semaine qu'en Espagne, il y a une vitesse maximum ET minimum. J'ai pu aussi constater que les espagnols conduisent vraiment très mal. Pire que les femmes, pire que les blondes. La ceinture de sécurité est obligatoire en ville (c'est écrit sur des panneaux quand on rentre dans Oviedo) mais ça sous-entend qu'elle ne l'est pas sur autoroute; remarque, à l'allure où ils vont, ceinture ou pas ça fait de la viande à kebab... Ils connaissent pas non plus les clignotants, roulent sur deux voies sans problème et ne regardent même pas les panneaux "control de velocidad". Sinon, ça va.

A part ça, je me suis rendue compte que je savais des choses en espagnol, je découvre tous les jours que je sais dire un mot alors que je pensais même pas comprendre un "Qué tal?"...  Et puis ils sont assez sympas avec les étrangers, sauf chez Vodafone. D'ailleurs, au détour d'une carte de resto on peut apprendre à dire connard. Si si, parce qu'ici ils ont un espèce de patois qui remplace les H par G, les J par X... Et quand on se demande (même si on s'en doute) ce que signifie "guevos", on s'amuse à regarder dans le dictionnaire. Guevo, c'est pour huevo = un oeuf, mais le mot qui se rapproche le plus de guevo, c'est guevon. Voilà, vous savez dire connard en espagnol. Merci qui?

Posté par stefinoviedo à 23:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2007

LISTEn

D'ici à ce que j'écrive un guide sur "comment survivre à Saint-Marcel, Rouen, Compiègne et Oviedo", je peux au moins faire une liste comme je les aime, qui peut-être me resservira (Si je réussis à partir en Finlande ou en Norvège) et qui pourra aussi servir au moins à Claire (la seule qui va lire ça ;) ) quand elle partira à l'autre bout du monde. En fait non, toi ce sera pire!

Donc LA liste de ce qu'il faut faire pour ne pas s'ennuyer pendant l'été, et accessoirement, préparer un départ à l'étranger.

1- Déménager (pour plus de challenge, le faire à l'arrache.) de là où vous êtes.
2- Ne pas déménager si vous vivez chez vos parents.
3- Demander une bourse (alors pour les intellectuels du fond, ce n'est pas un testicule) histoire de pouvoir louer un appart (nb: on peut dormir sous les ponts, mais j'ai appris récemment qu'à Oviedo, Y'A PAS de ponts...) et bien sûr, ir de juerga.
4- Arrêter les prélèvements d'électricité, d'assurance habitation, les généreuses donations de la CAF...
5- Demander à sa chère mutuelle étudiante une carte européenne pour aller draguer les médecins sur place.
6- Harceler la grognasse de la mutuelle pour s'assurer qu'elle fait la demande de cette fameuse carte (chose que j'aurais peut-être dû faire!)
7- S'inscrire à la fac du pays concerné et au super programme de parrainage des étudiants étrangers. Holà Paloma.
8- Arrêter son forfait de portable et débloquer ce dernier (ou aller s'énerver chez SFR parce qu'ils peuvent soi-disant pas le faire sans l'aide du constructeur...)
9- Dresser une liste de tout ce qu'il faut emmener.
10- Réduire la liste parce que ça fait vraiment trop (par exemple, enlever les choses inutiles telles que alcool, préservatifs, protège-dents, huile de massage... vous y allez pour travailler! NB: J'ai quand même emmené le protège-dents. Le reste, c'est moins cher sur place)
11- Dire à ses potes qu'on les lâche pour 6 mois et qu'ils n'auront pas nos supers blagues sexuelles ou nos aventures trépidantes lors des repas au RU.
12- Faire sa valise pendant toute une semaine et voir que le dernier jour, elle est pas finie et que le match France/Irlande est sur le point de commencer.
13- Eviter de se casser une jambe, une côté ou un bras aux entrainements de rugby et à la patinoire pendant la semaine de rentrée à Compiègne.
14- Arrêter le rugby, les 3e mi-temps, la savonnette d'Aicha dans les vestiaires, les "je suis toujours chaude", le gainage, les éclatements d'arcade, les béliers avec la Bucheronne, les matchs au Triskell,...
15- Regarder quand même les matchs et plaquer son chat ou tenter la transformation entre les toits des voisins.
16- Découvrir que dans les tables de caractères de windows, y'a les accents espagnols et mettre 3h à écrire un mail.

Posté par stefinoviedo à 02:57 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2007

quatre, cuatro, four, vier....

4 jours

On y est ou presque. Samedi 22 septembre, début du périple vers Oviedo. Au programme, 13h de route d'après mappy, tout ça dans ma belle clio verte. Donc on fera une pause d'une nuit à Brives, et on arrivera en Espagne dimanche soir, pour dormir jusqu'à jeudi dans un hôtel pour lequel d'après les clients "hay dificultades para llegar".

Ca me laisse donc une semaine pour trouver une coloc sympa. J'ai lu sur le blog d'un mec qui est parti à Séville qu'en cherchant une coloc, il a eu le droit au casting, genre "est-ce que tu sais cuisiner" et je pense que les questions que l'on peut poser à une fille peuvent être pires. Au passage, je remercie Stéphane pour avoir enrichi mon vocabulaire espagnol de certains mots que l'on évite d'apprendre en LA23 et compagnie! Mais dorénavant, tâche de trouver des occupations plus saines... Comme choper une nouvelle ;)

Et donc le 1er octobre, comme c'est une vraie fac cette fois, c'est la rentrée à la fac de chimie d'Oviedo. Même si sur le dossier Erasmus, celle qui aide (parfois) et qui envoie balader (souvent) tous les utcéens qui touchent de près ou de loin à l'étranger s'est trompée et a daté la rentrée au 1er septembre. D'ailleurs, elle l'a rempli n'importe comment. Si on se réfère à ce qu'on peut y lire, je suis déjà à bac +4 avec une licence en poche... Donc bon, si vous avez un jour l'éventualité de partir avec l'UTC, méfiez-vous.

Alors pour tout vous dire, partir à l'étranger, c'est pas si simple. Pour commencer, il faut être soumis à l'hypothétique TC05 mais pas trop, histoire de pouvoir partir. Ensuite, faut prendre la décision d'accepter de faire un semestre en plus si on rate une UV. Soit. Puis, rater une UV. Bon d'accord, ça c'est facile.

Voilà, c'est le début de ma valise, ou plutôt de mes valises. Si quelqu'un (je pense à personne de particulier ou presque) souhaite avoir une place dans mes valises, faites un signe, je ferais une sélection...

Posté par stefinoviedo à 15:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]